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Présents d’usage – N°8

Nouvelle n°8 – Présents d’usage
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Ariitea déambulait dans les rues de Paris, emmitouflé dans son caban par un froid hivernal. En cette fin d’année, la foule inondait les trottoirs de la capitale à la recherche du cadeau parfait. C’était le cas également pour le jeune homme, mais l’occasion était un peu plus spéciale. Il rentrait le surlendemain à Tahiti pour les vacances et voulait trouver un présent inoubliable pour sa Vanessa. Ses doigts commençaient à s’engourdir, et il ne sentait plus ses oreilles, mais il devait continuer sa noble quête.
–Un ours en peluche ? se demanda-t-il. Trop banal. Des sous-vêtements ? Hm… un peu trop explicite. Un livre ? Hm… pas assez explicite. Un parfum ? Ca risque bien de ne pas lui plaire.

Soudain, il passa devant une bijouterie et la solution vint d’elle-même. Il s’arrêta net et balaya du regard la vitrine qui resplendissait des mille trésors qu’elle renfermait.

Vanessa flânait dans les rues de Papeete, elle voulait être présentable pour le grand soir. Elle était déjà rentrée dans cinq boutiques mais, elle n’avait pas trouvé son bonheur…
Dans la bijouterie, Ariitea demandait ce qu’il allait lui offrir. Le bijoutier, voyant la détresse de son potentiel client, et mû par une vénalité certaine, s’approcha de lui.
—Je peux vous aider peut-être ?
—Je regarde. Je voudrais quelque chose d’assez spécial.
—Je comprends, pour une fille qui ne l’est pas moins. Vous savez, tous nos bijoux sont uniques.
—Je suppose que les prix le sont aussi, répondit-il, espiègle.

Le commerçant esquissa un sourire.
—Quand on aime on ne compte pas, mais je suis certain qu’on trouvera quelque chose dans votre budget. Vous êtes étudiant je présume ?
—C’est exact, en histoire-géographie.
—Vous devriez connaître les pierres de naissance dans ce cas ?
—Non, pas du tout.
—On raconte que le pectoral d’Aaron, frère de Moïse, était orné de 12 pierres gemmes censées représenter les 12 tribus d’Israël, les 12 signes du zodiaque et les 12 mois de l’année. Le pectoral était un vêtement religieux que les prêtres juifs portaient lors des cérémonies. Ainsi, à chaque mois correspond une pierre spéciale.
Quel est le mois de naissance de votre amie ?
—Novembre.
—Sagittaire ?
—Une scorpion.
—Je vois, aussi belle que redoutable. Ce doit être une fille charmante ; mystérieuse et passionnée.
—C’est tout à fait ça ! répondit Ariitea amusé.
—Sa pierre est la citrine, dit-il tout en présentant un collier en or incrusté d’une pierre jaune légèrement orangée.
La citrine est une pierre solaire, lumineuse et chaleureuse, extrêmement positive et énergisante. Elle augmente la confiance en soi, favorise le bien-être et réduit le stress. Enfin, llle est réputée pour sa capacité à équilibrer les énergies, combattre la dépression et la tristesse, les angoisses et les inquiétudes.
—Je le prends sans hésiter. Vous êtes très convaincant !
—C’est un métier.
Vanessa, dépitée de n’avoir rien trouvé, rentra dans une énième boutique. La vendeuse s’approcha d’elle.
—Vous cherchez quelque chose en particulier ?
—Je cherche une robe pour une occasion très spéciale. J’ai fait toutes les boutiques, mais je n’arrive pas à trouver.
—Je vois, pour paraphraser Françoise Sagan : « Une robe n’a de sens que si un homme veut vous l’enlever ».
—C’est plus ou moins ça, répondit-elle avec un large sourire.
—J’ai ce qu’il vous faut.
La vendeuse disparut dans l’arrière boutique, et lui présenta une robe étendue sur ses avant-bras.
—Et pour répondre à la précédente citation, je citerai karl Lagarfield : « On n’est jamais trop, ni pas assez habillée avec un robe noire ».

Vanessa rit, s’engouffra dans une cabine d’essayage avec son trésor et elle en ressortit euphorique.
—Elle est magnifique ! Simple et élégante, elle met en avant mes formes sans les dévoiler.
C’est exactement ce que je voulais.
—Si vous êtes contente, je suis contente.
—Vous auriez de la lingerie qui va avec ? demanda-t-elle, grivoise.
—Tout à fait.
—Vous savez y faire.
—C’est un métier.
Alors que Vanessa finissait de rendre ses lèvres irrésistibles, on sonna à la porte. Son coeur s’accéléra. Elle se précipita vers la porte qu’elle ouvrit, toute fébrile. Il était là. Elle le dévisagea et plongea son regard dans ses yeux ténébreux. Il était tellement beau.

Il n’avait même pas eu le temps de dire quoi que se soit qu’elle l’accueillit d’un langoureux baiser.

¬—Je suis tellement contente que tu sois là…
—Tu es sublime.

En le voyant, des frissons lui parcoururent le corps. Elle décida de sauter le repas qu’elle avait préparé et de passer directement au dessert. Elle le prit par la main, l’emmena directement dans sa chambre et le jeta sur le lit.
Elle défit langoureusement les bretelles de la robe noire qu’elle avait mis tant de peine à trouver. Celle-ci tomba à ses pieds dévoilant ses formes concupiscentes uniquement cachées par son soutien-gorge balconnet et son tanga.
Le jeune garçon était tombé dans son piège : quand les dessous de la demoiselle sont assortis, c’est bien elle qui a décidé du moment et du lieu.
N’en pouvant plus, il l’attrapa par les hanches et l’allongea à même le sol, ivre de plaisir.
Après avoir couvert son corps de baiser, il lui susurra à l’oreille :
—Pour le reste, c’est moi qui m’occupe de l’enlever…

Après avoir souillé le sol de leurs ébats torrides, ils trouvèrent la force de retourner dans le lit, épuisés. Ils ne pouvaient détacher leurs regards l’un de l’autre. Il admirait sa délicate poitrine, et elle ne cessait d’admirer ses lèvres qui lui donnèrent tant de plaisir.
—Je te revois demain ? demanda-t-il.
—Je ne peux pas. Tu sais bien que demain, Ariitea revient de Paris. J’espère que la robe lui plaira.

Nouvelle n°8 – Présents d’usage
Premier jet

Ariitea déambulait dans les rues de Paris, emmitouflé dans son caban par un froid hivernal. En cette fin d’année, la foule inondait les trottoirs de la capitale à la recherche du cadeau parfait. C’était le cas également pour le jeune homme, mais l’occasion était un peu plus spéciale. Il rentrait le surlendemain à Tahiti pour les vacances et voulait trouver un présent inoubliable pour sa Vanessa. Ses doigts commençaient à s’engourdir, et il ne sentait plus ses oreilles, mais il devait continuer sa noble quête.

–Un ours en peluche ? se demanda-t-il. Trop banal. Des sous-vêtements ? Hm… un peu trop explicite. Un livre ? Hm… pas assez explicite. Un parfum ? Ca risque bien de ne pas lui plaire.

Soudain, il passa devant une bijouterie et la solution vint d’elle-même. Il s’arrêta net et balaya du regard la vitrine qui resplendissait des mille trésors qu’elle renfermait.

Vanessa flânait dans les rues de Papeete, elle voulait être présentable pour le grand soir. Elle avait déjà fait cinq boutiques mais, elle n’avait pas trouvé son bonheur…

Dans la bijouterie, Ariitea se demandait ce qu’il allait lui offrir. Le bijoutier, voyant la détresse de son potentiel client, et mû par une vénalité certaine, s’approcha de lui.
—Je peux vous aider peut-être ?
—Je regarde. Je voudrais quelque chose d’assez spécial.
—Je comprends, pour une fille qui ne l’est pas moins. Vous savez, tous nos bijoux sont uniques.
—Je suppose que les prix le sont aussi, répondit-il, espiègle.
Le commerçant esquissa un sourire.
—Quand on aime on ne compte pas, mais je suis certain qu’on trouvera quelque chose dans votre budget. Vous êtes étudiant je présume ?
—C’est exact, en histoire-géographie.
—Vous devriez connaître les pierres de naissance dans ce cas ?
—Non, pas du tout.
—On raconte que le pectoral d’Aaron, frère de Moïse, était orné de 12 pierres gemmes censées représenter les 12 tribus d’Israël, les 12 signes du zodiaque et les 12 mois de l’année. Le pectoral était un vêtement religieux que les prêtres juifs portaient lors des cérémonies. Ainsi, à chaque mois correspond une pierre spéciale.
Quel est le mois de naissance de votre amie ?
—Novembre.
—Sagittaire ?
—Une scorpion.
—Je vois, aussi belle que redoutable. Ce doit être une fille charmante ; mystérieuse et passionnée.
—C’est tout à fait ça ! répondit Ariitea amusé.
—Sa pierre est la citrine, dit-il tout en présentant un collier en or incrusté d’une pierre jaune légèrement orangée.
La citrine est une pierre solaire, lumineuse et chaleureuse, extrêmement positive et énergisante. Elle augmente la confiance en soi, favorise le bien-être et réduit le stress. Enfin, llle est réputée pour sa capacité à équilibrer les énergies, combattre la dépression et la tristesse, les angoisses et les inquiétudes.
—Je le prends sans hésiter. Vous êtes très convaincant !
—C’est un métier.

Vanessa, dépitée de n’avoir rien trouvé, rentra dans une énième boutique. La vendeuse s’approcha d’elle comme un papillon attiré par un lampadaire.
—Vous cherchez quelque chose en particulier ?
—Je cherche une robe pour une occasion très spéciale. J’ai fait toutes les boutiques, mais je n’arrive pas à trouver.
—Je vois, pour paraphraser Françoise Sagan : « Une robe n’a de sens que si un homme veut vous l’enlever ».
—C’est plus ou moins ça, répondit-elle avec un large sourire.
—J’ai ce qu’il vous faut.
La vendeuse disparut dans l’arrière boutique, et lui présenta une robe étendue sur ses avant-bras.
—Et pour répondre à la précédente citation, je citerai karl Lagarfield : « On n’est jamais trop, ni pas assez habillée avec une robe noire ».

Vanessa rit, s’engouffra dans une cabine d’essayage avec son trésor et elle en ressortit euphorique.
—Elle est magnifique ! Simple et élégante, elle met en avant mes formes sans les dévoiler.
C’est exactement ce que je voulais.
—Si vous êtes contente, je suis contente.
—Vous auriez de la lingerie qui va avec ? demanda-t-elle, grivoise.
—Tout à fait.
—Vous savez y faire.
—C’est un métier.

Alors que Vanessa finissait de rendre ses lèvres irrésistibles, on sonna à la porte. Son coeur s’accéléra. Elle se précipita vers la porte qu’elle ouvrit, toute fébrile. Il était là. Elle le dévisagea et plongea son regard dans ses yeux ténébreux. Il était tellement beau.

Il n’avait même pas eu le temps de dire quoi que se soit qu’elle l’accueillit d’un langoureux baiser.

—Je suis tellement contente que tu sois là…
—Tu es sublime.

En le voyant, des frissons lui parcoururent tout le corps. Elle décida de sauter le repas qu’elle avait préparé et de passer directement au dessert. Elle le prit par la main, l’emmena directement dans sa chambre et le jeta sur le lit.

Elle défit langoureusement les bretelles de la robe noire qu’elle avait mis tant de peine à trouver. Celle-ci tomba à ses pieds dévoilant ses formes concupiscentes uniquement cachées par son soutien-gorge balconnet et son tanga.

Le jeune garçon était tombé dans son piège : quand les dessous de la demoiselle sont assortis, c’est bien elle qui a décidé du moment et du lieu.
N’en pouvant plus, il l’attrapa par les hanches et l’allongea à même le sol, ivre de plaisir.

Après avoir couvert son corps de baisers, il lui susurra à l’oreille :
—Pour le reste, c’est moi qui m’occupe de l’enlever…

Après avoir souillé le sol de leurs ébats torrides, épuisés, ils trouvèrent malgré tout la force de retourner dans le lit. Ils ne pouvaient détacher leurs regards l’un de l’autre. Il admirait sa délicate poitrine, et elle ne cessait d’admirer ses lèvres qui lui donnèrent tant de plaisir.

—Je te revois demain ? demanda-t-il.
—Je ne peux pas. Tu sais bien que demain, Ariitea revient de Paris. J’espère que la robe lui plaira.